Le voile de béton ou ferrociment

 

Deux phases du ferraillage d’Antti Lovag: en haut, mise en place des nappes de fers à béton sur des gabarits; ci-dessus, démontage des gabarits pour la mise en place du coffrage perdu (grillage) avant remontage partiel des gabarits pour la projection du micro-béton.

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Le voile de béton est utilisé en Europe pour des habitations depuis 1959. Pascal Haüsermann a été l’un des premiers à employer des « coffrages perdus » intégrés à la coque. Il s’agit de grilles légères attachées directement sur le ferraillage. Elles retiennent le micro-béton projeté et restent prises dans la paroi. Dans ce procédé, ce n’est plus un coffrage en bois qui détermine la forme comme pour les coques construites jusque-là, mais le ferraillage lui-même. On utilisera ensuite des supports ou gabarits pour disposer avec régularité le ferraillage et réaliser des formes précises. Antti Lovag a mis au point un ferraillage et un jeu de gabarits très élaboré. L’isolation thermique a été réalisée soit en mousse de polyuréthane projetée, soit en éléments de polystyrène, puis enfin en béton léger à granulats de polystyrène. La peau extérieure a été d’abord réalisée en stratifié de résine-verre, puis en voile de béton avec peinture d’étanchéité armée d’un tissu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour – Très grande variété des formes réalisables, solidité des coques avec un ferraillage et un bétonnage corrects.

Contre – Longue durée de main d’œuvre, technicité du ferraillage et bétonnage régulier difficile. Risque de micro-fissures nuisibles à l’étanchéité dans certains cas, ce qui entraîne au début un entretien du voile de béton extérieur par un pontage avec un tissu léger et reprise de l’étanchéité.

© 2017 par Mélanie & Numa CUISIN-LOVAG.